Poème de nuit

12.18.2018

Et voilà… Le bouillonnement a repris et mon sommeil s’est fait la malle.

C’était pourtant une grosse journée: ranger, laver, briquer et pour terminer, quitter l’île, laisser la maison derrière soi, avec ses grandes pièces blanches et remplies de lumière.
C’est précieux, la lumière, vous n’avez pas idée.

Une journée de départ et de séparation, de coeur gonflé de brume et noyé de boucaille, de celle qui colle à tout.
Mais aussi un voyage, des sourires bienveillants, et le retour joyeux, les chants dans la voiture.

Bref, à l’heure qu’il est, j’aurais dû bien dormir…

Il n’en est rien.
Les idées fusent et se bousculent.
J’ai trop de choses à faire, trop d’envies qui, d’un coup, m’explosent la poitrine.
Et toute cette nuit autour!
Les gens dorment, les heures traînent.
Mais rien ne dort en moi, tout s’agite…

Et c’est bon signe.

Aurélie Prouff

1

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

©Aurélie Prouff - Les Filles de la Pluie | Theme: elizabeth by IPkabuto.